Moto Tour 2003

 

Petit rappel sur le Tour de France 
et Japauto

Roger Ruiz a failli terminer 3ème au Tour de France 74: "Je souhaite prendre le départ au Tour 75 mais il faudrait qu'il soit plus dur , qu'il y ait de plus petites routes, pas d'assistance entre les étapes, ce serait beaucoup plus éprouvant pour les pilotes en cas de crevaison par exemple" . 
A droite, une des 2 Japauto préparées pour le tour de France 76, dépourvue de carénage, moteur 1000VX, roues JPX, pots Japauto et pour l’équipement, l’indispensable  trip-master et la sacoche réservoir avec le lecteur de road-book

 


2 JAPAUTO AU DEPART DE PARIS… 

 

... 2 JAPAUTO A L’ARRIVEE A TOULON

 

 

  PRESENTATION ET PREPARATION DES MOTOS

 

Il y avait donc 2 motos à préparer, mais ça j’y suis habitué depuis quelques années puisque Véro me suit toujours sur la piste avec plaisir depuis le jour où je lui ai proposé d’y goûter à Montlhéry…

La 1ère, celle de Véro, n’avait pas tourné depuis longtemps ou plutôt, elle avait bien fait 100 bornes depuis ces 10 dernières années…ça faisait bien 3 ou 4 ans que je devais la remettre en route, c’était donc l’occasion !  Le bon point c’est qu’elle avait peu de km, 38000 d’origine ! et c’était donc la moto idéale pour éliminer les risques de panne sur la route…l’ennui, c’est que c’était une 1000VX Bol d’or, et elle était donc équipée du carénage, selle et réservoir qui en faisaient une moto encombrante…et il n’était pas question que Véro parte avec une enclume entre les mains… ( la punition sera pour moi et on le verra plus loin…) . Donc après avoir dépouillé la moto de son équipement, elle a subi une petite opération de remise en route classique : vidange moteur, fourche et frein, filtre à huile, bougies, vis, condo, joints spi de fourche, nettoyage carbu, filtre essence, roulements de fourche et roues, nettoyage interne des étriers, échange des pneus, chambres et câbles… Pour la préparation spéciale Moto Tour, j’ai adapté un défileur de road book, un trip master et une montre au tableau de bord plus 3 supports de plaque de course. Il fallait aussi freiner au fil de fer toutes les durites d’huile et les bouchons de vidange et faire arriver les durites de reniflard dans un réservoir d’une capacité d’un litre. Il ne restait plus qu’à lui monter un réservoir et une selle de CB750 accompagnés de caches latéraux siglés Japauto…elle était fin prête !

  Passons à la mienne… L’objectif était justement d’avoir une Japauto « Tour de France » full options donc carénée et tout…et tout…Ca tombait bien, j’avais la mienne avec laquelle je roule depuis des années, seulement depuis un moment, elle a derrière le carénage un moteur de 750… (depuis que je lui ai enlevé son moteur afin de le refaire, mais entre-temps, je l’avais monté dans la Pem – JPX)  et c’était en 98 ! le temps passe vite…alors que faire ? reprendre son moteur d’origine, et là ça me faisait une épave de plus sans moteur (je parle de la JPX, et c’est la seule qui roule en ce moment pour les circuits ) et l’autre solution, c’était de remettre en route un moteur qui était monté dans une 4 pattes, un 1000VX, oui, mais qui avait des bornes, que je ne connaissais pas et qui fumait un peu…surtout à froid. C’était le moment des vacances et nous avions donc décidé d’aller essayer les motos du côté d’Issoire… Les vacances se sont bien passées sans trop de souci, juste quelques détails revus…le moteur un peu fatigué tournait quand même assez rond, et au fil des kilomètres fumait de moins en moins ! Il fut donc remonté dans ma 1000VX carénée, et la moto a subi les mêmes opérations de préparation que celle de Véro, détaillées plus haut. Nous étions à 4 semaines du départ et le temps passait un peu vite ! des roulements par ici, des bagues de bras AR par là furent remplacées…pleins de pattes et supports divers sur mesure à fabriquer comme celles du tableau de bord digne d’un avion de chasse ! même pas le temps d’aller l’essayer ou encore faire un tour à Paris pour la présenter chez Japauto ! juste 100 bornes par ci et 60 par là pour aller voir Marc de chez H’Elit Moto qui me proposait de monter un allumage électronique Dyna et qui fut installé seulement une semaine avant le départ !

 

LE JOUR J  ARRIVE… CONTROLE TECHNIQUE

 

Samedi 04 octobre, finies ou pas, les motos devaient être présentées à Paris au contrôle technique. Nous étions parmi la quarantaine de participants en « Classic » qui arrivaient petit à petit. Quelle ne fut pas notre surprise de nous apercevoir qu’il n’y avait pas une seule 4 pattes engagée hormis nos 2 Japauto...

 

Par contre des petites sœurs étaient présentes comme les deux 400 four ou encore les deux 500 four. Les Kawa 900Z étaient venues en nombre et on pouvait en compter au moins 6 dont une GG, mais Pascal, un des Kawa boys me confiait qu’il serait bien venu en 4 pattes…puisqu’il en possède plusieurs, mais pour faciliter l’assistance de leur club, ils étaient tous venus en Kawa. Quelques raretés étaient présentes, comme la Suzuki rotary d’Eric Martin, la GT750 Roca de Patrick Liardeaux ou encore, la Bimota d’Alain Noirhomme. Nous sommes donc tous passés assez facilement au contrôle technique, même si on nous avait fait remarquer que ce serait Krajka le contrôleur…certains avaient peur de ne pas passer au sonomètre comme Jean Paul Derrien et sa Laverda 750SF. D’autres ont osé se présenter avec des freins plus modernes comme la 650XS de Michel qui avait des disques plus grands que ses roues ! Je commençais à regretter de ne pas avoir monter des Brembo…

 


 

DEPART DU RALLYE

 

Dimanche 05, Départ de Paris et arrivée à Tours,  pas  de  problème, tranquille…
Journée  mise  en  jambe  qu’ils  disent… Balade  touristique  et  fléchage  maxi ! A quoi sert le road book ! Le soir dans le parc
coureur, c’est  quand même la 1ère chose à faire, remplacer  le  road book  dans  le défileur par celui du lendemain…et pour cette  1ère journée,  il n’y avait pas grand chose d’autre à faire sur les motos.

Lundi 06, Montluçon  en  passant  par le circuit du  Mans où  une  épreuve chronométrée  nous  attend. Tout  se passe bien  malgré le temps qui menace…le tour des  Classics  arrive  et  c’est  donc la 1 ère fois que nous nous retrouvons sur ce circuit mythique à faire la course. Malgré quelques  gouttes  de  pluie  sur  la fin, tout s’est bien passé pour nous et je me retrouve même classé 7ème sur 40 ! bonne surprise…

Mardi 07, Issoire avec 2 spéciales… Ma moto démarre très mal surtout le matin…et tourne parfois sur 3 cylindres. Impossible de kicker  à cause des commandes  reculées et la batterie (neuve) se vide avec  le  démarreur…La 3ème  solution,  et c’est  celle qui ne fonctionne pas trop mal, c’est la « sale à poussette » ou plutôt la Salah Poussette, on a même vu d’autres concurrents l’interpeller en  pensant  qu’il  était  le  pousseur de service !   A  l’arrivée, à Issoire, je  commence à  démonter  quelques  pièces  sur la moto pendant  que Véro  change les  road book  pour le lendemain, en attendant  l’assistance  qui transporte  pièces  et  outillage…  Le temps passe vite car nous avons seulement 2 heures d’assistance décomptées   à   partir  de  l’heure   d’arrivée  pour   faire  de   la  mécanique  le soir  avant de mettre  les  motos en parc fermé. En attendant, nos voisins de paddock en Kawa nous prêtent quelques outils et il y a même Pascal qui se propose de me régler l’avance avec sa lampe strombo…Salah arrive  «enfin» avec les pièces ( la seule  fois  durant toute  la semaine où il avait un peu de retard ! ) son  pauvre Traffic a  bien  souffert  de  la  mission  qui  lui  était confiée… Nous commençons  donc à démonter  le réservoir pour accéder aux bobines, qui seront remplacées ainsi que 2 bougies… la moto avait retrouvé ses 4 cylindres mais un carbu fuyait par son trop plein… nous verrons cela demain.

 

MERCREDI , UNE JOURNEE A OUBLIER …

 

    Mercredi 08, très mauvaise journée pour moi, ça commence sur le circuit d’Issoire où mon carbu fuit toujours, normal ! Le départ ne devrait pas tarder mais j’ai toujours les mains dans l’essence et évidemment, c’est un carbu du milieu ! démontage de cuves, de flotteurs, de pointeaux, de leurs sièges…rien à faire, une grosse impureté veut jouer avec mes nerfs et elle doit se trouver coincée quelque part dans le carbu. Je décide donc de prendre quand même le départ…il suffira d’ouvrir le robinet juste après le drapeau baissé ! L’épreuve s’est tout de même bien passée malgré la chute d’une BM devant moi ,évitée de peu… Nous partons ensuite au road book jusqu’à la prochaine spéciale où nous ferons la queue pendant 2 heures !  Je ne vous ai pas encore parlé de l’organisation ( ou plutôt de la désorganisation ) de ce Moto Tour, il y a de quoi en faire un bouquin…


5,4,3,2,1…Top, me voici reparti à donf pour cette épreuve chronométrée…1 virage, 2 virages mais pas 3 ! tout droit avec une trace de freinage, comme dans Joe Bar Team, pareil…Après avoir jugé que je ne pouvais pas prendre ce virage qui se resserrait très fort, j’ai préféré tailler tout droit, comme plusieurs autres pilotes, j’ai pu m’en apercevoir par la suite…l’inconvénient dans ces spéciales, c’est que l’on ne connaît pas le tracé, et que la visibilité de la piste n’est pas comme sur un circuit, où il n’y a pas de camionnette de commissaire garée sur le bas-coté, par exemple , juste à l’entrée du virage…mais bon, pas d’excuse, j’arrivais trop vite pour les freins et le poids de ma machine… J’ai donc fini en contre-bas dans l’herbe, mais avec étonnement, sans trop de dégât sur la moto, c’est le carter allumage qui a tout encaissé…il a littéralement été évacué, faut dire qu’il tenait seulement par une seule vis ( vu la veille)… L’allumage, heureusement électronique ( merci Marc ) m’a sauvé, car dans le choc, les écrous sont partis, le système d’avance était sorti et le filetage sortant du vilebrequin était tordu…j’ai pu quand même redémarrer la moto au bout de 20 mn ! car j’ai retrouvé le gros écrou de 23 dans la terre qui s’était amassée dans le bas du carénage et j’ai pu ainsi remonter les pièces de l’allumage… Seulement, les commissaires n’ont pas voulu me laissé repartir de suite, et ils continuaient à lancer les modernes toutes les minutes…et c’est après une heure d’attente, quand ils ont estimé que ce virage était dangereux ( 5 chutes assez graves pendant l’heure, j’étais aux premières loges !) qu’ils ont fini par bloquer les départs et me laisser repartir…le temps pour eux d’installer un panneau «  virage dangereux »… Ca m’a valu ma disqualification le soir car j’avais pointé au CH ¾ d’heure après le temps maxi … Mais dans cette même journée, j’ai eu aussi le frein de la roue AR qui a bloqué sur un petit pont d’une petite départementale…est-ce une conséquence de la chute ?  le témoin d’huile qui s’allumait régulièrement… et le carbu qui fuyait toujours ! j’ai failli craquer… J’essayais d’appeler Salah et son « traffic » pour charger la moto mais ça ne passait pas… De toute façon, il me disait le soir qu’il ne serait pas venu et que j’étais là pour arriver à Toulon !

LA COURSE CONTINUE…

 

Jeudi 09, direction Alès avec une spéciale, c’est reparti, plus classé, mais RAS, par contre Véro, la seule fille en Classic se débrouille bien, elle tourne dans la 20ème place au général.

 

Vendredi 10, circuit d’Alès et arrivée à Toulon sous le soleil. Quelques casses sur le circuit, Alain sur sa Bimota a chuté et a percé son carter d’huile… ce qui lui a valu son abandon si près du but et il était de plus classé dans les 4 premiers…un avion de chasse sa bécane !  Eric sur sa Rotary n’a pas eu de chance puisqu’il a glissé sur l’huile de la Bimota laissée sur la piste…il a quand même pu repartir après avoir relevé sa machine, et il a même pu ramener Alain derrière lui jusqu’aux stands !

 

Samedi 11, tout va bien, il fait beau…les palmiers, la plage…et la spéciale !  Le Mont Faron…et ses épingles…j’attendais que ça, vous vous en doutiez ?  Et bien ça ne s’est pas trop mal passé et les spectateurs à chaque virage applaudissaient, ça faisait plaisir…puis retour à Toulon dans le parc coureur. Ca y est, le Moto Tour 2003 est terminé, vive le Moto Tour 2004 ! J’aurais bien sur préféré arriver classé dans les 10 premiers, mais le but principal était bien sur d’arriver à Toulon et Véro sauve l’honneur des Japauto puisqu’elle se classe 19ème sur la quarantaine de bonhommes inscrits…

 

 

     Dimanche 12, retour sur Paris par l'autoroute, les 2    motos dans le Traffic... et moi, encore dessus!
Faut dire qu'il y avait 3 places à l'avant et nous étions 4 ...Sur la route, nous avions le temps de nous raconter nos anecdotes et nos projets pour l'année prochaine, qu'il nous faudrait trouver une autre assistance, par exemple, car la notre sera du côté des concurrents en 2004...

Tous les pilotes « Classic » ont gardé le contact par Internet et la majorité sont partants pour l’année prochaine. L’organisation a été un peu dépassée pour cette 1ère édition avec les 240 participants, mais ils sont déjà en train de revoir plusieurs points pour la prochaine édition dont le départ aura lieu à Reims. Les médias, à part les magazines spécialisés, n’ont pas trop parlé des anciennes mais elles étaient bien présentes à chaque arrivée d’étape et bien accueillies par le public venu nombreux…

L’organisation, Eric De Seynes et Marc Fontan, conscients des problèmes d'organisation de cette 1ère édition et des critiques qu’ils ont pu entendre, nous ont invités le mois dernier à venir débattre des points à revoir pour les prochaines éditions et c’est donc avec une dizaine de collègues que nous avons pu discuter du déroulement de ce Moto Tour 2003, sympa de leur part…

 

Remerciements : Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidés pour ce Moto Tour,

 

 

JAPAUTO MOTO, concessionnaire Honda à Paris, CONDI OUEST, fabricant d’emballages techniques à Vernon (27), H’ELIT MOTO, atelier moto à Boissy l’Aillerie (95) et le DEPOT–VENTE–BROCANTE de Gasny (27) . Merci aussi de leur présence à Michel Barbier au départ de Paris et à Robert Assante à l’arrivée à Toulon. Et enfin, merci à Sylviane et Salah Jouan de nous avoir suivis avec leur Traffic comme assistance durant toute cette semaine…             

 

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